17 Décembre 1964

17 Décembre 1964
17 Décembre 1964 : Le Che quitte New York pour le continent africain. D'abord Alger, puis le Mali, le Congo, la Guinée, le Dahomey, le Ghana où il lance au président Nkrumah : " L'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie devront s'unir avec les pays socialistes pour lutter contre l'impérialisme ".
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# Posté le mardi 17 janvier 2006 04:58
Modifié le mardi 17 janvier 2006 12:38

24 Février 1965

24 Février 1965
24 Février 1965 : Le Che participe à Alger au deuxième séminaire afro-asiatique. Il y tient un discours qui va faire date dans ses relations avec l'Union soviétique, et donc avec Fidel. " [les soviétiques] marchandent leur soutien aux révolutions populaires au profit d'une politique étrangère égoïste, éloignée de grands objectifs internationaux de la classe ouvrière. [...] Il ne peut exister de socialisme, si dans les consciences ne s'opère pas un changement qui suscite une nouvelle attitude fraternelle. [...] Comment peut-on parler de "bénéfice mutuel" quand on vend au prix du marché mondial les matières premières produites par la sueur et la souffrance sans limite des pays pauvres et qu'on achète au prix du marché du marché mondial les machines fabriquées par les usines automatisées modernes? Si tel type de relation s'instaure entre les différents groupes de nations, il faut en conclure que les pays socialiste sont, d'une certaine manière, complices de l'exploitation impérialiste." . Reçu à Moscou comme un camouflet et immédiatement suivi d'une réprimande à la Havane, le discours d'Alger marquera le point de rupture entre le Che et Fidel Castro.
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# Posté le mercredi 18 janvier 2006 13:07
Modifié le mercredi 18 janvier 2006 13:54

Mars 1965

Mars 1965
Mars 1965 : Le Che rentre à la Havane, il est attendu par Fidel Castro. Les deux hommes s'enferment dans une pièce et discutent deux jours et deux nuit durant. Le Che désormais grève Fidel d'un poids qui dérange Moscou. Il ne peut ni ne veut rester à Cuba. Le Che disparaît. Les bruits les plus rocambolesques circulent sur sa disparition. On le prétend en Chine, dans un asile d'aliénés au Mexique, on dit qu'il a été éliminé à Saint-Domingue.... En réalité il se prépare à partir pour le Congo. Avant de partir le Che rédigera plusieurs lettres, à l'adresse de ses parents,de ses proches, de Fidel où, sans doute pour lui éviter des sarcasmes soviètiques, il renonce à sa citoyenneté cubaine.

En accord avec Fidel qui ménage les intérêts soviétiques, le Che choisi le Congo Belge pour tenter d'y allumer un viêt-nam en Afrique. Les préparatifs du départ du Che, prévu pour avril 1965, se réalisent avec l'appui des services secrets cubains. Pendant onze mois le Che va donc diriger l'expédition africaine. Le but n'est pas pour les cubains de combattre mais de préparer et de former des guerilleros. Le séjour tournera court faute d'unités révolutionnaires. Incognito, le Che rentrera à la Havane en mars 1966.

Vient l'heure d'un nouveau départ, le dernier. Pour la Bolivie. Tout semble en place pour que le Che prenne la direction d'une vaste opération destinée à embraser l'Amérique du sud pour la libérer du joug nord-américain. Il s'agit de créer une école pour former les guérilleros venus des pays voisins, afin de pouvoir porter le feu de la révolution partout.
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# Posté le mercredi 01 février 2006 10:16
Modifié le mercredi 01 février 2006 10:35

3 Novembre 1966

3 Novembre 1966
3 Novembre 1966 : Porteur d'un passeport uruguayen au nom de Ramon Benitez, le Che se présente à l'aéroport de La Paz.
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# Posté le mercredi 01 février 2006 10:36

5 Novembre 1966

5 Novembre 1966
5 Novembre 1966 : A l'aube le Che quitte La Paz pour rallier le Nancahuasu.

Le Che n'aura finalement avec lui qu'une cinquantaine de combattants, dont plusieurs ne sont ni préparé ni vraiment fiables, à la place des 250 hommes triés sur le volet prévus au départ. Aux côtés de ses fidèles cubains, un groupe de réfractaires aux directives du PC bolivien? Deux fortes figures marqueront également l'aventure bolivienne : Tania, fille d'une soviétique et d'un allemand, fascinant personnage qui fut le guide du Che à Moscou avant de devenir agent secret du parti communiste cubain puis de rejoindre la guerilla ; Regis Debray, journaliste, écrivain, philosophe, que le Che surnomme "le petit français". Fidèle à ses objectifs, le Che va tenter de répéter l'épopée de Cuba. Mais les conditions sont bien différentes. Les paysans boliviens, bénéficiant des avantages d'une récente réforme agraire, ne sont pas des alliés aussi engagés que l'étaient ceux de l'île cubaine. C'est parce qu'il est trahi qu'il devra affronter l'armée bolivienne. En mars 1967, l'un des boliviens recrutés déserte et vend la mèche de la révolution à l'armée. Régis Debray et un argentin, Ciros Butos, sont pris. Ciros Butos ira jusqu'a dessiner les visages des guérilleros pour aider l'armée. En avril, le campement est localisé par l'armée qui a utilisé comme guide les déserteurs. Ce qui était une base arrière se retrouve brusquement en première ligne de la guérilla. En juillet avec la prise se Samaïpata, situé à 120 km de La Paz sur un axe majeur, la guérilla porte un rude coup au gouvernement. Fin Août, le commandant en chef des bases américaines situées au sud des Etats-unis arrive à La Paz pour évaluer la guérilla et la situation militaire dans le pays. Le 31 septembre, sept guérilleros sont tués lors du franchissement du Rio Grande. Le Che propose à ses compagnons de poursuivre la lutte ou de se démettre car il sait que l'issue ne peut être que fatale. Tous, sauf un, choisissent de rester. Sans nourriture, sans médicaments avec quatre blessés et cinq malades.
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# Posté le mercredi 01 février 2006 10:44
Modifié le mercredi 01 février 2006 10:58